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29.08.2005
Premier test passé
Eh non, pour une fois Daviso n'aura pas été le premier à découvrir le visage de Dulcinée. C'est un ami d'école qui s'est incrusté dans une balade à Paris, qui aura eu la primeur.
Le verdict a été très positif des deux côtés, ce qui est toujours sympa. C'est vrai, on se demande souvent ce que les amis pensent d'elle, mais l'inverse est très vrai aussi. Bref, les compliments ont fusé dans tous les sens. Ah, que c'est beau, tant d'amitié ! J'en verserais presque une larme.
Bon, tout ça pour vous dire que j'ai passé un excellent week-end. Pas d'armoire qui s'est effondrée, de plat raté, de parents furieux, de boulot soudain, d'ex qui réapparaît, de cafards mutants de l'espace en razzia dans mon frigo.
Que du banal. On s'ennuierait presque.
25.08.2005
Girl talk
Aah, les filles, délicates et raffinées, jamais enclines à raconter une blague de cul, les sourcils haussés devant tant de vulgarité lorsque nous abordons des sujets délicats.
Bon, l'image d'Epinal a vécu. Maintenant, c'est pire que nous. Elles racontent tout. Tout, je vous dis. Et là, je ne parle pas que de mon cas personnel. Prenez ce midi, par exemple. Je file au magasin du coin acheter un peu de bouffe, parce que, hein, bon, quand même, des fois j'ai faim, des fois.
Discussion animée entre deux caissières au moment où je passe
- Mais pourquoi tu le quittes pas, aussi, depuis le temps qu'on te le dit !
- Ouais mais non, j'peux pas, il est vraiment génial !
- Comment ça génial, tu dis qu'il te trompe et qu'il se fout de ta gueule
- Ouais non, j'veux dire génial au lit quoi
- Ah ouais ? Génial comment ?
- Bah j'peux pas vraiment parler librement là (c'est con yavait une bonne dizaine de clients dans la file qui tendaient l'oreille), mais à la pause
- Ouais mais j'veux dire, génial comme cui d'avant ou mieux ?
- Ah carrément mieux, cui d'avant il était bien mais bon après une fois c'était dodo hein.
- Ah là c'est plus d'une fois ?
- J'te jure, cinq fois cette nuit, comment tu veux que j'le quitte ?
- Faut dire, un gros sexe ça aide hein
- Ouais mais non, il est pas si gros que ça, mais il sait s'en servir, quoi
- Ben non mais la semaine dernière tu me disais pas que c'était un truc énorme ?
- Non non, pas énorme, bien quoi. Comme il faut. Mais ouais vu c'que j'avais avant, c'est clair qu'en comparaison ça fait énorme !
Bon, j'ai pas eu la fin de la discussion malgré mes tentatives désespérées pour faire traîner plus longtemps l'emballage de mes carottes râpées à deux balles (qui a dit que je ne mangeais pas équilibré ?)
Pinkette m'avait déjà habitué au déballage de vie privée, mais en plein milieu d'un supermarché, j'avoue que là les deux faisaient fort !
14:30 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
22.08.2005
Ah, les parents...
Je ne parle pas des miens, hein. Formidables, mes parents. Sympas, généreux, de véritables héros. Il faut l'être pour avoir élevé en quelqu'un d'aussi talentueux le petit crabe que j'étais à la naissance ^^
Non, je parle des parents des filles que l'on rencontre.
Encore un exemple de discrimination, mais les parents sont beaucoup, beaucoup plus protecteurs envers une fille qu'un garçon, je trouve. Ils vont mettre des préservatifs dans le sac de voyage du gars avec un petit mot "protège-toi", mais ils vont faire la gueule si leur fille met un décolleté un peu provocant.
Je généralise ? Comment ça, je généralise ! Je vous merde, c'est mon blog d'abord.
Donc bon, tout ça pour dire que les parents protecteurs, c'est marrant cinq minutes, mais ça finit par lasser. La Pinkette était un modèle du genre mais là, visiblement, c'est les remarques culpabilisantes qui marchent bien. "Une jeune fille de bonne famille ne devrait pas passer ainsi la nuit avec un garçon"
Mouarf.
11:03 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
18.08.2005
Le destin est cruel
Vous vous rappelez cette note dans laquelle je disais qu'on avait beaucoup plus d'opportunités de rencontre lorsqu'on était en couple ? Bah je ne pensais pas que ça irait jusque là.
Il y a deux semaines, je me suis occupé personnellement du dossier d'un client, qui est venu accompagné de sa fille. Le client était très sympa, sa fille encore plus. Charmante, mignonne, entreprenante. On passe la journée ensemble, et en fin de mission alors qu'on se sépare vers 19h, elle fait "rhoo Papa, après tout ça, il peut bien manger avec nous, on l'invite d'accord ?" et hop je passe la soirée aussi.
Je classe l'incident dans la catégorie "si j'avais été seul ça aurait pu être sympa, mais en l'occurence je suis heureux avec ma chtite noble donc tant pis c'est pas grave".
Seulement voilà, hier on signait le bail. Du coup, je me retrouve avec un double des clés comme le gars n'était pas sur Paris. Je l'appelle au téléphone pour organiser le renvoi de ses clés et il me fait "bah ça tombe bien, ma fille est dans le coin, j'ai pris la liberté de lui donner votre numéro, vous lui donnerez le trousseau quand vous aurez un peu de temps".
Hier, téléphone qui sonne, fille en question qui propose un repas pour récupérer les clés.
Pourquoi, pourquoi, pourquoi ce genre de choses ne m'arrivait jamais dans mes périodes de célibat ?
10:21 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
15.08.2005
Les randonneurs
Pourquoi faut-il que toujours tout, tout le temps, tourne à la catastrophe ? Peut-être pour alimenter efficacement ce blog... le destin doit se soucier de renouveler mon répertoire.
Prenez dimanche, par exemple. Un week-end en famille, à Grenoble, et une petite balade sans conséquence prévue au Charmant Son, une montagne du massif de la Chartreuse. Rien de bien compliqué en perspective, ça culmine à 2400 et des brouettes, et la totalité du circuit en passant par Chamechaude devait prendre 4h en comptant ma famille qui n'est plus de première jeunesse.
Bon. Ca, c'était la théorie. Passons à la pratique.
"Bon, sur le plan ils disent de suivre l'itinéraire rouge. Ok, ya pas de rouge. Ya de l'orange. On suit quand même ?"
"Rouge, Orange, c'est pareil, c'est la pluie qui a dû délaver le truc".
Ok, c'est donc la pluie. Energiquement, nous avançons dans la nature hostile. Les sauterelles sauterellisent tout autour, les oiseaux oiseautent, une pure symphonie pastorale. Quand voilà-t-y pas qu'on arrive dans un couloir d'avalanche plutôt raide.
"Hmm, c'est pas indiqué sur le plan ça"
"Pas grave" fais-je avec certitude, "c'est certainement un raccourci"
De toute façon, on avait paumé depuis longtemps la marque orange qui s'est finalement avéré ne rien avoir avec un sentier de randonnée. Bref, on monte le couloir pierreux, ma mère dérape, se casse la gueule sur mon père qui entraîne ma soeur. Ouais, normalement c'est moi le maladroit de la famille, mais ya des exceptions. Bon, ils se relèvent fièrement et on continue. C'est à peu près à ce moment là, en plein pierrier, que l'orage a éclaté. Un bon p'tit orage de montagne, bien glacial, avec les vêtements à essorer en suite.
"Je vous avais dit qu'on aurait dû prendre des pulls" Voix de mon père
"De toute façon, toi, tu as toujours raison" Voix de ma mère
"Et si on s'abritait ?" Voix de ma soeur, qui a hérité de mon esprit fulgurant.
On s'abrite. La pluie cesse. On ressort. La pluie reprend. Trois fois. Finalement, bravant les éléments déchainés (enfin, les trois pauvres gouttes quoi), on arrive au sommet de Chamechaude. Ouais, Chamechaude, visiblement on s'était plantés de montagne depuis le début.
Vive nous.
Superbe panorama, cela dit. Alors qu'on gouttait studieusement sur le sol, les habits trempés, les dents claquantes, on a vu un arc en ciel sur Belledonne.
Et on a éternué en coeur. Bordel de berde de montagne à la gon.
23:23 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
11.08.2005
Désespoir
Mes blagues ne sont pas appréciées à leur juste valeur. Prenez aujourd'hui par exemple. On avait un client pour un groupe bien connu de petits pois. Glamour, je sais. Mais je vous merde, on bosse aussi pour LVMH et l'Oreal. Et toc.
Bref, devant la DRH, je fredonne "pom pom pom, Géééééant Vert".
Bon. D'une part c'est pas eux, c'est le concurrent (je savais que j'aurais dû me renseigner). D'autre part elle m'a fusillé du regard avant de grimacer "c'est ainsi que vous montrez votre professionnalisme, monsieur ?"
Rhooo, ya des gens qu'il ne faut pas chatouiller.
12:25 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
10.08.2005
Oh my god
Elle dort avec des peluches. Elle a une petite voix toute douce. Elle regarde la Belle et la Bête avec la larme à l'oeil. Elle passe sa soirée à construire des boucles d'oreille en cousant des perles.
Je me sens vieux tout d'un coup, mais vieeeeux...
00:10 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
08.08.2005
La bouffe, le retour
Ouais, j'ai réfléchi longtemps à ce que je pouvais vous mettre sur cette note.
Fallait pas que ce soit trop sexuel, ya des enfants qui lisent le blog quand même (chuis sûr, quelque part).
Fallait pas que ce soit trop sensuel, je m'en voudrais de rendre jalouse toute la population féminine qui lit ce blog avec autant de régularité que le Cosmo spécial Fesses Molles
Fallait pas que ce soit trop chiant, parce que mine de rien, voilà quoi.
Donc j'ai décidé, ce sera cuisine aujourd'hui.
Le coeur réchauffé par la manière dont Dulcinée s'était farcie mes pâtes dégueulasses de la dernière fois, je me suis dit que j'allais retenter avec quelque chose d'autre. Ceux qui me connaissent se rendront compte que je n'ai jamais fait autant d'effort pour quelqu'un depuis le moment où j'ai arraché mon cordon ombilical d'un geste viril et dit "aïeuh".
Bref, je rentre d'un pas martial dans le Franprix du quartier pour aller y chercher un melon. Le melon, c'est bon, c'est pas trop compliqué (on coupe, on évide, j'y arrive) et ça va avec tout. Motivée, la grenouille.
Voilà-t'y-pas (il faut bien un élément de rebondissement, hein, sinon l'histoire est chiante) que le serveur fruits et légumes est un gars grunge sympa avec qui je discute de temps en temps. Il me voit arriver et prendre un melon, alors que d'habitude ce sont des abricots (je vous avais dit qu'il allait y avoir de l'action !).
Du coup, Grungerman hausse un sourcil interrogatif. "Bah alors, tu as juste envie de changer, ou bien ta copine passe et tu t'es dit que tu ferais un effort avec un truc pas trop compliqué ?"
Maudissons jusqu'à la 4e génération les étudiants en psycho qui bossent pour payer leurs études. Bien joué.
"Ouais, c'est un peu ça. Tu peux me choisir un melon sympa ?" réponds-je, toujours aussi assisté.
Il obtempère, et en profite pour me raconter que ça marche pas fort avec sa copine. C'est hallucinant comme j'attire les confidences des gens dans les moments les plus stupides (genre tripotage mutuel de melon). Soudain, il se retourne vers moi. Son oeil brille d'une lueur fanatique, celle qu'on trouve chez les catholiques qui ont vu qu'on avait recraché l'ostie dans le missel. Il a trouvé sa voie, sa passion, sa mission: sauver mon couple du désastre alimentaire.
"Tu connais Annette ?"
Moi, à la rue comme d'hab:
"Nan, c'est ta copine ?"
Bon, en fait il me parlait d'une épice, l'Aneth. Paraît que c'est un truc sympa. Alors je reprends sa recette. Faut acheter du saumon, le couper en fines lamelles, ensuite le mettre dans de l'huile avec de l'Aneth, puis laisser macérer au frigo. Ca a l'air dégueulasse comme ça, mais en fait il paraît que c'est bon.
Heureusement, j'avais prévu des raviolis frais pour si ça foirait, ce qui était plutôt une bonne idée vu que ça a foiré ("tu verras, ça peut pas foirer" me disait le chevelu). On a donc mangé melon et raviolis dans une ambiance joyeuse et bon enfant. Et c'était super bon.
Rhaaaa elle est trop mimi Dulcinée !
(fin de l'histoire sans intérêt).
10:35 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
05.08.2005
Palsambleu et cornegigouille !
J'ai appris hier qu'un certain nombre de personnes disposaient de l'adresse de mon blog, alors que je ne le soupçonnais même pas. C'est con quand même, quand on crée le site, on fait de la pub, on envoie l'adresse à, hmm, un peu tout le monde... et un mois après, on se dit que c'est plutôt une bonne idée de ne rien avoir mis de vraiment compromettant ;)
Donc voilà, j'aurais bien aimé faire un compte-rendu de la soirée d'hier qui soit particulièrement cruel mais comme les principaux intéressés surfouillent dans le coin, je me contenterai de dire que c'était FORMIDABLE et à quel point j'étais HEUREUX de voir des amis aussi GENIAUX, qui comptent TELLEMENT pour moi (et qui vont en plus avoir une piscine :o).
Faux-cul ?
Oui, toujours.
17:34 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
04.08.2005
L'effet aphrodisiaque de l'inconnu
Pas de l'inconnu, en fait. Des Inconnus. Ouais, vous voyez, le groupe comique, Bourdon, Campan, Legitimus, tout ça. Bon, eh bien j'ai l'intégrale chez moi. Très sympa, la classe internationale. Certains sketches ont pas mal vieilli, d'ailleurs - mais bon c'est pas le sujet.
Le sujet, c'est que finalement ces braves Inconnus doivent être incroyablement aphrodisiaques - et je baise mes mots. Ca fait la troisième personne qui succombe aux charmes de ces fiers comiques. A peine le DVD inséré, on n'a plus l'occasion de le regarder.
Vous vous rappelez la superbe anecdote de ma playlist romantique qui jouait Minus et Cortex ? Bah là vous avez la même chose; en pleine action, vous entendez soudain "euuuh, oui, une hernie testiculaire je crois, mais ceci ne nous... regarde pas. Chacun peut avoir les hernies où il veut".
Désespoir.
10:36 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

